Chaque jour des gens meurent, chaque jour des choses horribles se passent. Chaque jour la haine détruit un peu plus notre monde. Mais aujourd'hui je pleure. Comme j'avais pleuré pour Charlie. Comme j'avais pleurer le 13. En ai-je le droit ? Ces personnes le méritent-elles plus que celles mortes hier, avant hier, que celles dont on a même pas entendu parler car leur pays n'était pas assez important pour ça ?

Je ne sais pas. Et je m'en fou. Je pleure et je soutiens les familles et j'étouffe. Peut être que ça ne sert à rien. Mais je m'en fou.

C'était nos libertés, nos cafés, nos concerts, ceux de mon pays, de ma villes. Aujourd'hui ce sont leurs clubs. Aujourd'hui c'est aussi une petite part de moi.

À tous ceux qui croient que les marches des fiertés n'ont plus lieu d'être, à tous ceux qui pensent que nous nous plaignons pour rien, à tous ceux qui ignorent les LGBTphobies. Vous vous trompez. Et j'espère qu'aujourd'hui servira au moins à vous le montrer.